





POUR LA MÉMOIRE DE CEUX QUI RESTERONT !
QUE LES COMBATS MENÉS PAR LEURS PÈRES RESTENT GRAVÉS à JAMAIS...
Une
journée de mobilisation syndicale afin de peser et de faire fléchir le
gouvernement sur la réforme des retraites et lancée, ce jeudi 27 mai,
dans les fonctions publiques d'État et territoriale mais aussi dans le
privé. Seul F.O ne participera pas officiellement à cette mobilisation
préférant attendre la mi-juin. Soyez nombreux à y participer.
Le
Juste Imaginum sera gréviste le 27 mai prochain et participera à
Dunkerque au rassemblement prévue organisée par les mouvements
syndicaux. Le Juste Imaginum ne se faisant guère d'illusions sur
l'avenir qu'il l'attend... Une réforme est sûrement inéluctable, mais
dans le contexte actuel inacceptable...
Le gouvernement venant de
rendre publique le document d'orientation envisagé pour l'énième
retouche depuis 1993 puis en 2003 de la réforme des retraites par
répartition, ce document sera présenté début juillet au Conseil des
ministres pour un projet de loi afin d'avoir à légiférer en octobre
2010.
L'opinion publique s'émeut lorsque la presse annonce cette
réforme qui s'inscrit pour « Le juste Imaginum » totalement dans un plan
de rigueur supplémentaire que veulent nous imposer le et les
gouvernements à venir pour nous faire payer la crise financière et là
d'évaluation de l'euro que nous subissons actuellement et cela ne mettra
pas fin aux inégalités existantes, cette réforme ne fera que les
accroître...
Avec près de dix millions de retraités
supplémentaires dans une trentaine d'années et pour tenir compte des
aléas et des contraintes de la vie professionnelles réalisées à
l'encontre des salariés, qu'ils soient du secteur privé comme du secteur
public l'État agit pour vous !!! « En essayant de nous faire mourir au
travail afin de réguler le flux financier du paiement des retraites »...
En
réponse aux propos malheureux qui auraient été tenus par le Président
de la République et qui annonce son intention de conclure à la
mortification de la retraite à soixante ans après confirmation par Éric
WOERTH Ministre du Travail et de la Fonction Publique dans les médias «
Le juste Imaginum» se doit d'être réactif et avec tout le respect qu'il
doit aux institutions républicaines exprime sa colère et son
désappointement. À supposer et qui plus est qu'il soit pertinent
d'établir de telles mesures, je les trouve injustes et inégales pour les
salariés qui subiront lourdement cette réforme. Quand on pense que les
pensions sont légèrement supérieures au salaire des ouvriers, quelle
régression sociale supplémentaire. Le et les gouvernements futurs se
préparent probablement à d'autres mesures aussi impopulaires. Et si les
Ministres français baissaient leur salaire ?
Certes, l'espérance
de vie augmente, mais cette espérance n'est pas la même pour tous. Un
cadre peut prétendre approximativement à six d'années de vie
supplémentaires par rapport à un ouvrier, qui lui, subira de surcroît la
pénibilité du travail effectué, en tiendront-ils réellement compte ?
Cela
réduira sensiblement la qualité de vie de nos concitoyens et
influencera leur moral quotidien pour relancer l'économie française et
sortir de l'impasse dans laquelle nos élus comme nos entreprises, les
banquiers et les "boursicoteurs" nous y ont mis. En tout état de cause
un ouvrier peut espérer vivre sept années contre le double pour un cadre
à partir du moment du départ à la retraite (60 ans). Messieurs, à
l'heure où je vous écris ils ne vous en reste plus que cinq années à
vivre, je parle des ouvriers...
Sous l'effet du vieillissement
démographique, notre système par répartition, modifié depuis, basé sur
les prélèvements mensuels de la masse salariale, les cotisations d'une
année payant la même année les retraites des anciens salariés et cela
remonte à loin et disparaît petit à petit...
Après avoir depuis
les années 90 exonérées les charges patronales qui ont affaibli et
allégé doucement, mais sûrement les caisses de retraite et de la
sécurité sociale. Pendant ces nombreuses années, qui ont malgré tout
réalisé le bonheur de quelques-uns, les entreprises non pas souhaitées
conserver l'expérience, n'y le savoir-faire de leurs salariés et nos
enfants restent malgré tout sur la touche. Cette répartition et
aujourd'hui gravement menacé, dû notamment aux départs massifs qui ont
été précipités depuis de nombreuses années par les entreprises et
accueillis à bras ouverts par les pouvoirs publics.
Nous payons
aujourd'hui le manque a gagné de ces cotisations perdues tant patronales
que salariales dans nos caisses de retraite. Notre génération est
triplement sacrifiée et prise en otage par les pouvoirs publics et le
patronat. Cela doit cesser... Jusqu'à preuve du contraire « Le Juste
Imaginum » n'a guère entendu parler, sauf dans un léger chuchotement
furtif, des indemnités des parlementaires, ainsi que des accumulations
de celles-ci et de leur retraite dorée.
En 1993, le gouvernement
applique le livre blanc de 1991 en instituant 40 années d'annuités pour
le secteur privé et en indexant les pensions sur les prix et non plus
sur les salaires, « Le juste Imaginum » se souviens encore de ces
mouvements bloquant la France entière et qui engendrera une baisse
inexorable des pensions. Après avoir travaillé dans le bâtiment pendant
46 années, mon père se souvient encore lui aussi, suite à la fusion de
L'Arrco (association pour le régime de retraite complémentaire des
salariés) car la création de l'Observatoire des retraites par l'Agirc et
l'Arrco a fait des dégâts, suivit en 1999 d'une réglementation unique
et d'un rassemblement des quarante-quatre régimes existant en un régime
unique à une seule valeur du point et d'un seul salaire de référence,
heureusement, il a pu bénéficier d'un départ à la retraite à 60 ans...
On était loin de parler de pénibilité au travail, loin très loin...
Les
objectifs gouvernementaux actuels sont clairs, faire à nouveau payer,
par et pour et quelle que soit la forme, les erreurs d'une gestion plus
que trentenaire aux plus démunies de la société. Dans les communes, les
employés sont déjà occupés de crier famine. Certains d'entre nous se
préparent d'ors et déjà à vivre « Germinal » de (Claude Berri – 1993)
avec la révolution en moins, du moins je l'espère...
Menée avec
les partenaires sociaux, les partis politiques et les organisations
syndicales de la Fonction Publique, nous en trouveront à peine la porte
du gouffre financier étatique qui nous attend.
Tous ces efforts à
entreprendre ne seront guère répartis de manière équitable, les plus
riches et le patronat influençant d'avantage, chaque jour, les pouvoirs
publics et les politiques de tout bord afin d'obtenir des lois plus
favorables à leur encontre...
En cette période de crise monétaire
européenne voire mondiale sans précédent, après avoir joué avec nos
misérables économies réalisées lors de toute une vie de labeur, même si
le rallongement de la vie de chacun paraît indéniable, et avec près de
dix millions de retraités supplémentaires dans une trentaine d'années,
que laisserons-nous à nos enfants ?
Dans ce contexte, a 46 ans
aujourd'hui et dans la fleur de l'âge Le juste Imaginum, après avoir
travaillé «jour et nuit» pendant près de 25 années de travail intense,
sans toutefois une pénibilité physique accrue, tardivement dans la
soirée, les samedis, dimanches et jours fériés et sans pouvoir, faute de
temps, accentuer les formations nécessaires à son évolution n'a à ce
jour reçu aucune reconnaissance quelconque au moment ou il doit
commencer à subvenir à sa retraite.
Sachez-le, constituer une
retraite complémentaire par rente, lui permettra seulement de compenser
les pertes subites par les réformes successives tout en payant toujours
un peu plus chaque année au profit de certains organismes publics ou
privés pour tenter de maintenir à flot son niveau de pension, cela
devient une utopie surtout lorsque votre salaire est amputé du tiers et
que vos factures ne cessent d'augmenter et cela sans prendre en compte
vos enfants qu'avez encore à aider... Attendez-vous à la précarité
aujourd'hui comme pour demain !
Autant d'observations qui tendent
à montrer que, lorsqu'ils évoquent nos retraites ou nos salaires, ils
ne parlent pas des leurs...